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LES CINQ PRINCIPES CLÉS DU PLAN DE CHANGEMENT

Tout au long du processus de changement, la Commission s’est inspirée de cinq principes clés qui continueront d’être au premier rang de son plan de changement. Le but de la Commission est d’instaurer un système de protection des droits de la personne qui :

  • serve l’intérêt public;
  • transforme les comportements;
  • soit exhaustif;
  • soit préventif et prospectif;
  • soit indépendant, impartial et assure une bonne gouvernance.

I  SERVIR L’INTÉRÊT PUBLIC

1.  Choisir l’outil qui convient à chaque situation

Au cours des dernières années, l’accent mis sur les décisions concernant les plaintes a accaparé beaucoup de ressources et a empêché la Commission de se concentrer sur ses objectifs de prévention. Même si elles constituent un outil important, les décisions sont coûteuses en temps, elles sont de nature antagoniste et elles sont souvent un facteur de division. Bien des questions en litige se prêtent mieux à des instruments de conformité volontaire et à des initiatives proactives comme les rapports spéciaux présentés au Parlement ou les enquêtes publiques. Cela  suppose que le système de traitement des plaintes comporte un mécanisme de triage qui fera en sorte que le règlement des dossiers aura le plus de répercussions possible sur les droits de la personne.

Question clé :
Laquelle de ces mesures aura le plus de répercussions sur les droits de la personne? Y en a-t-il d’autres?

2. Des solutions de rechange

Plusieurs instruments de rechange sont déjà à la disposition de la Commission dans le cadre de la Loi actuelle, notamment les enquêtes publiques, les rapports spéciaux au Parlement et les études d’orientation. Afin d’améliorer sa capacité à utiliser d’autres instruments que les plaintes, la Commission propose un certain nombre de modifications législatives ou réglementaires, allant du pouvoir d’analyser les projets de loi pour s’assurer qu’ils sont conformes à la Loi canadienne sur les droits de la personne au pouvoir général de procéder à des vérifications relatives aux droits de la personne. 

Questions clés :
Parmi les changements énumérés dans le document Perspectives d’avenir, lesquels devraient avoir la priorité?
 
Quel changement proposeriez-vous dans ce domaine?

3. Un système de triage

Dans le but de mieux servir l’intérêt public, on a proposé d’adjoindre un mécanisme de triage au système de traitement des plaintes afin que la Commission puisse concentrer ses ressources sur les dossiers qui auront le plus de répercussions sur les droits de la personne. Dix facteurs ont été définis pour permettre au personnel de la Commission de déterminer l’instrument le plus approprié pour traiter un dossier particulier. Ces facteurs sont énoncés dans le document Perspectives d’avenir.

Questions clés : 

Quelles répercussions l’application des facteurs énoncés dans le document Perspectives d’avenir a-t-elle eues sur votre organisme?

Lequel de ces 10 facteurs considérez-vous comme prioritaire?

Y a-t-il d’autres critères que la Commission devrait utiliser pour déterminer quels dossiers sont prioritaires et auront de grandes répercussions sur les droits de la personne?

4. Modifications législatives proposées

Certaines modifications législatives proposées donneraient à la Commission une plus grande marge de manœuvre pour effectuer un triage des dossiers. Ces modifications comprennent le droit de refuser de traiter certaines plaintes, un renforcement du pouvoir de pénétrer dans un local et de contraindre des témoins à répondre, et des échéances exécutoires aux divers stades du processus de traitement des plaintes.

Questions clés :

Quelles seraient les répercussions des modifications législatives proposées dans le document Perspectives d’avenir sur vos activités ou votre mandat?

Y a-t-il d’autres modifications législatives qui favoriseraient l’atteinte des objectifs de la Commission en matière d’efficacité?

De quelle façon les modifications législatives proposées feront-elles sentir leurs effets sur vous?

5.  Réforme du Tribunal canadien des droits de la personne

Les plaintes qui sont portées devant le Tribunal sont coûteuses et elles absorbent du temps. La  Commission préconise que le Tribunal adopte des moyens plus efficaces et efficients de mener ses enquêtes. Même si elle entrevoit des difficultés avec le modèle d’accès direct, certaines modifications législatives pourraient rendre le Tribunal plus accessible. Ces modifications pourraient comprendre un recours accru aux procédures non accusatoires, comme la simplification du processus de traitement des dossiers, l’accélération des procédures et l’usage de la technologie, ainsi que le recours à l’aide juridique ou à un avocat de service.

Questions clés :

Quel rôle le Tribunal et la Commission devraient-ils jouer dans un système de traitement des plaintes renouvelé?

Y a-t-il d’autres moyens pour le Tribunal de devenir plus accessible, en plus de ceux mentionnés dans le document Perspectives d’avenir?

II  TRANSFORMER LES COMPORTEMENTS

1. Remettre la « personne » au cœur des droits de la personne

À eux seuls, les processus formels, comme les enquêtes, les audiences au Tribunal et les mesures de redressement officielles et contraignantes, ne sont pas toujours le meilleur moyen de régler les problèmes liés aux droits la personne de façon juste, équitable et rapide. La Commission doit s’efforcer de collaborer avec toutes les parties pour trouver le meilleur moyen de réagir aux problèmes qui ont donné lieu à la discrimination, de réparer les dommages causés et de s’assurer que la situation ne se reproduira pas.

Question clé :

Selon votre expérience, quelles sont les meilleures pratiques qui amènent un changement dans les pratiques discriminatoires?

2. Prépondérance du règlement alternatif des différends (RAD)

La Commission propose une série de modifications législatives visant à consolider son système de règlement alternatif des différends. Comme il est indiqué dans le document Perspectives d’avenir, ces mesures pourraient consister entre autres à fixer des échéances pour la conciliation, à inciter les employeurs à se servir du RAD et à offrir la possibilité de recourir à l’arbitrage exécutoire.

Questions clés :

Avez-vous pris part à un RAD? Comment a été votre expérience?

De quelle façon les modifications législatives proposées feront-elles sentir leurs effets sur vous?

La médiation devrait-elle être obligatoire et, si oui, dans quels types de cas?

 
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