Les principales recommandations découlant de la présente étude sont les suivantes :
1. Assurer l’égalité d’accès : Toutes les organisations sous réglementation fédérale qui offrent des services au public devraient veiller à ce que ceux-ci soient accessibles aux personnes sourdes, devenues sourdes ou malentendantes, en offrant les technologies d’aide adéquates et notamment des lignes d’ATS.
2. Publication de numéros d’ATS : Les organisations qui offrent des services d’ATS devraient publier leur numéro d’ATS avec leur numéro de téléphone dans toutes leurs annonces publicitaires et dans tous les répertoires téléphoniques, et faire en sorte que le public puisse trouver facilement leur numéro d’ATS sur leur site Web.
3. Formation : Les organisations qui offrent des services d’ATS devraient y affecter des employés qui connaissent non seulement leur propre organisation, mais aussi les protocoles, l’étiquette et la technologie d’ATS. Le souci du service au client et la courtoisie ne peuvent qu’améliorer la satisfaction globale et le maintien de la clientèle.
4. Nouvelles technologies : Les organisations sous réglementation fédérale devraient — peut-être en collaboration avec le gouvernement du Canada — évaluer les nouvelles technologies de communications en vue de déterminer comment elles pourraient améliorer les services de communications téléphoniques pour les personnes qui ne peuvent utiliser le réseau téléphonique ordinaire. Plus particulièrement, le processus de remplacement des lignes téléphoniques terrestres par un système de communication vocale sur protocole Internet (voix sur IP, VoIP) devrait inclure, dès l’étape de la conception, des mesures axées sur les technologies d’aide telles que les systèmes d’ATS sur ordinateur.
5. Autres questions :
a. Chaque organisation sous réglementation fédérale devrait établir une politique interne concernant la prestation de services de communications téléphoniques aux personnes qui sont sourdes, devenues sourdes ou malentendantes. Cette politique devrait reconnaître l’obligation de prendre des mesures d’adaptation, sauf si elles constituent une contrainte excessive, et ce, conformément à la Loi canadienne sur les droits de la personne (LCDP).
b. Lorsqu’elles élaborent des politiques, procédures et lignes directrices, et achètent du matériel, les organisations devraient consulter des spécialistes dans le domaine de la perte auditive, ainsi que les fabricants et spécialistes des technologies d’aide.