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Ce guide vise principalement à fournir des points de repère aux employeurs lorsqu’ils rencontrent des candidats à un emploi ou qu’ils embauchent du personnel, qu’il s’agisse de choisir un nouvel employé ou d’accorder de l’avancement à un employé déjà en place.
Avant même l’entrevue, les employeurs peuvent prendre des mesures pour s’assurer d’avoir joint le plus vaste bassin possible de candidats qualifiés.
L’entrevue
L’entrevue permet à l’employeur de se faire une idée plus précise des qualités des personnes dont il examine la candidature à un poste donné. Il arrive cependant que les renseignements demandés en entrevue n’aient rien à voir avec le poste à combler, ce qui peut introduire des éléments discriminatoires dans le processus de sélection.
Ainsi :
L’employeur expérimenté dans la conduite d’entrevues sait évaluer un candidat avec justesse, sans lui soutirer une foule de renseignements inutiles. Ce guide indique certains des écueils courants que présentent les entrevues et propose des solutions de rechange utiles. Bien qu’il soit impossible pour les employeurs de prévoir toutes les situations susceptibles de se produire en entrevue, tous devraient connaître celles qui peuvent donner lieu à une plainte pour violation des droits de la personne.
Notes d’entrevue
Au moment de l’entrevue, les employeurs qui examinent les candidats ont habituellement en main des copies des curriculum vitæ ou des demandes d’emploi, ce qui leur permet de s’y reporter facilement ou de s’en servir pour poser des questions. Lorsqu’ils ont beaucoup de candidats à recevoir en entrevue, les employeurs prennent souvent des notes sur les curriculum vitæ pour distinguer chacun. Même si ces notes ne servent qu’à la personne qui fait passer l’entrevue, elles ne doivent pas permettre d’identifier ou de différencier les candidats en fonction de motifs de distinction illicite (par exemple, « Noire d’environ 45 ans » ou « Sud-Asiatique »).
La Loi canadienne sur les droits de la personne
La Loi canadienne sur les droits de la personne garantit à tous le droit de bénéficier de chances égales d’emploi et d’avancement, indépendamment des considérations fondées sur la race ou la couleur, l’origine nationale ou ethnique, la religion, l’âge, l’état matrimonial ou la situation de famille, le sexe (y compris la grossesse et l’accouchement), l’état de personne graciée, la déficience (physique ou mentale ou résultant de la dépendance à l’alcool ou aux drogues) ou l’orientation sexuelle.
L’article 8 de la Loi précise ce qui suit :
Constitue un acte discriminatoire, quand y sont exprimées ou suggérées des restrictions, conditions ou préférences fondées sur un motif de distinction illicite :
a) l’utilisation ou la diffusion d’un formulaire de demande d’emploi;
b) la publication d’une annonce ou la tenue d’une enquête, oralement ou par écrit, au sujet d’un emploi présent ou éventuel.
La Loi s’applique aux employeurs relevant de la compétence fédérale, soit les divers ministères et organismes fédéraux, les sociétés d’État, les compagnies aériennes, les banques, les chemins de fer, les pipelines interprovinciaux, les entreprises de radio, de télévision et de téléphone, ainsi que les compagnies de transport qui font des affaires dans plus d’une province.
Exigences professionnelles justifiées
Lorsqu’une personne ne peut exécuter les tâches essentielles d’un poste en raison de sa déficience, de son sexe ou d’une autre caractéristique visée par la Loi, il n’est pas discriminatoire de refuser de l’embaucher.
Par exemple, l’exécution sûre et efficace d’une tâche peut exiger un certain degré de perception des couleurs, de sorte que toute personne ne satisfaisant pas à ce critère sera exclue. Une compétence ou une qualification particulière peut être précisée si elle découle d’une préférence qui repose sur une exigence professionnelle justifiée.
Cependant, avant de juger de l’aptitude d’une personne à exécuter les tâches essentielles d’un poste, il convient de prendre certaines mesures pour supprimer tous les obstacles à la participation auxquels se heurtent les personnes visées par la législation sur les droits de la personne dans le cadre des pratiques et des critères de sélection, de formation et d’avancement. Les employeurs doivent intégrer, dans la mesure du possible et sans que cela ne constitue une contrainte excessive, des mesures d’adaptation à leurs politiques et pratiques. Par exemple, ils doivent envisager d’autres moyens de faire le travail de façon à ne pas imposer d’exigences limitatives.
Vous pouvez vous procurer auprès de la Commission canadienne des droits de la personne des documents qui expliquent en détail l’application des exigences professionnelles justifiées, si vous croyez qu’elles concernent certains emplois au sein de votre organisation.
Programmes spéciaux et équité en matière d’emploi
La Loi canadienne sur les droits de la personne autorise la mise en place de programmes spéciaux destinés à améliorer les chances des groupes qui ont été traditionnellement défavorisés pour des motifs fondés sur la race, l’origine ethnique, l’âge, le sexe, la déficience ou un autre motif de distinction illicite. De plus, la Commission canadienne des droits de la personne vérifie les pratiques des employeurs et prend les mesures voulues pour s’assurer qu’ils se conforment à la Loi sur l’équité en matière d’emploi, qui vise à accroître les chances d’emploi et d’avancement de quatre groupes définis — les femmes, les Autochtones, les membres des minorités visibles et les personnes handicapées. De nombreux employeurs trouvent utile de recourir aux programmes spéciaux pour réaliser l’égalité en milieu de travail.
La Commission permet aux employeurs de recueillir les données dont ils ont besoin pour planifier et soutenir la mise en œuvre de programmes spéciaux, même si ces données ont trait à l’un des motifs de distinction illicite. Toutefois, l’employeur qui fait l’objet d’une plainte doit être en mesure de prouver que les données qu’il a recueillies n’ont pas servi à exercer de la discrimination, ni à l’étape du recrutement, ni à celle, ultérieure, de l’avancement.
L’information qui suit présente des lignes directrices utiles pour les entrevues de sélection des candidats à un emploi.
Sujet : Nom
Éviter de demander :
Remarques :
Sujet : Adresse
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Sujet : Âge
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Remarques :
Sujet : Sexe
Éviter de demander :
Solution recommandée :
demander à la personne si elle pourra satisfaire aux normes de présence
Remarques :
Sujet : État matrimonial
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Remarques :
Sujet : Situation de famille
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Remarques :
Sujet : Origine nationale ou ethnique
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Remarques :
Sujet : Service militaire
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Sujet : Langue
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Remarques :
Sujet : Race ou couleur
Éviter de demander :
Sujet : Photographies
Éviter de demander :
Remarques :
Sujet : Religion
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Remarques :
Sujet : Poids et taille
Remarques :
Sujet : Déficience
Éviter de demander :
Remarques :
L’employeur devrait :
On considère que la déficience limite la capacité d'exécuter les fonctions d'un poste uniquement si :
Sujet : Renseignements médicaux
Éviter de demander :
Remarques :
Sujet : État de personne graciée
Éviter de demander :
Solution recommandée :
Remarques :
Sujet : Orientation sexuelle
Éviter de demander :
Remarques :
Sujet : Références
Remarques :
Pour en savoir plus
Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec l’un des bureaux régionaux de la Commission situés à Halifax, Montréal, Toronto, Edmonton ou Vancouver, ou encore avec notre bureau national à Ottawa.
Mars 2007